Le Blog de Mélissa_bel ou des pensées sans importance

Mercredi 19 juillet 2006

Nouvelle brève aujourd’hui, alors que je suis en train de fondre tel un glaçopn dans une piña collada, je me prépare pour mon départ de demain : une caravane à la suite de Saule et les Pleureurs, direction Paris et sa Plage ! Et on compte bien confirmer la réputation du savoir-festoyer des Belges !

 

Alors, si demain vous vous trouvez près de la Scène Fnac Indétendances et que vous remarquez une bande de frappés avec une banderole, ça sera sans doute nous !

 

A demain ?

 

Bien à vous,

Mélissa_bel

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Mardi 18 juillet 2006

Dans mon bureau transformé en sauna, je m’avachis de plus en plus. J’ai abandonné tout projet de prendre de l’avance sur ce que j’ai à faire. A la base, j’ai la capacité d’attention d’une gamine de 6 ans alors vous imaginez lorsqu’il fait près de 30 degrés dans votre cage à lapins ! A peine la force de penser, je tenais quand même à vous livrer un petit article, histoire d’avoir quelque chose à vous mettre sous la dent. Et aujourd’hui, j’ai envie de vous faire partager mes coups de cœur du moment !

 

 

 

 
 

Coup de cœur web : VOX. Jérôme Collin ne travaille peut-être plus chez PureFM mais cela ne l’empêche pas de continuer à nous faire découvrir des petites merveilles musicales grâce à VOX, un site pionnier du Podcast en Belgique! Interviews, sessions accoustiques, mix… Dernièrement, Jérôme a même réussi à mettre la main sur Jonathan Donahue, le leader de Mercury Rev et de lui faire chanter une chanson ! 

 

 

 

 
Coup de cœur culture : le collectif de photographes BLOWUP. Ce collectif bruxellois va à l’essentiel. Des images simples et fortes à la fois.

 

 

 

Coups de cœur musique : Death Cab for Cutie. Oh, they had me at « Hello ! ». Sauf que ce “Hello!” était une splendide ballade “I Will Follow You Into the Dark” mais ces gars là ne font pas que de jolies choses tristes !

 

 

 

 
Regina Spektor : Arrivée aux Etats-Unis dans les années ’80, cette ancienne résidente de l’ex-URSS a une de ces voix !!! Ca fait à peine quelques jours que ma radio préférée passe « Fidelity » (désarçonnée au début puis charmée). Une émotion à fleur de peau, une maîtrise vocale étonnante. Wow !

 

 

 

Saule et les Pleureurs : Avertissement aux voisins d’Outre-Quièvrain, d’Outre-Atlantique et du pays des Alpes. Vous n’allez pas passer l’été sans eux ! Après l’écoute de l’album, je fus confortée dans l’excellente impression qu’ils avaient laissée lors de la Fête de la Musique. Avec des textes à la fois drôles, tendres ou sérieux, mais allant toujours droit au cœur, un côté ludique et une musique tout en simplicité (mais bien diversifiée), ce groupe est fait pour séduire. Prochain concert, ce jeudi 20 sur la scène de la FNAC à Paris-Plage.

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Lundi 17 juillet 2006


Je me suis réveillée différente. Je savais que quelque chose était en train de mijoter dans ma tête. Ca faisait quelques semaines déjà mais on dirait que ça me tombe dessus par à-coups. Comme si mon cerveau filtrait tout, histoire que je ne me prenne pas tout ce poids en pleine gueule. Il n’a pourtant suffi que d’un après-midi d’orage pour déclencher des évènements en chaîne dont je ne sais où cela mènera. Je n’avais même pas l’intention de sortir de chez moi ce jour là, ma flemme chronique et la météo semblaient être d’un commun accord pour me garder à la maison. Néanmoins, je sortis. La pluie avait presque cessé et la perspective de retrouver quelques amis fut assez pour me tirer hors de mon confortable divan. C’est alors que BOUM !  Je n’ai rien vu venir, vraiment. Ce qui est drôle parce que la plupart du temps, quand je mets un pied dehors, quand je suis en ville, au milieu d’un mer de gens, je m’attends à ce que quelque chose d’extraordinaire arrive… à ce que la vie me joue un bon tour mais non, et je rentre chez moi en me disant que peut-être demain… Et voilà ! On est l’affût la plupart du temps et dès qu’on baisse la garde, le destin vous prend en traître et place sur votre route un truc qui, peut-être, vous changera pour le meilleur ou pour le pire!

 

Sur le moment, je n’ai pas fait gaffe. Je devais être en phase de tri d’information. Une fois rentrée chez moi, je m’aperçois qu’il y a un élément de mon après-midi auquel je ne peux m’empêcher de revenir. Au moment d’aller me coucher, je me rends compte que, docteur, c’est plus grave que je ne le pensais. D’ailleurs, j’ai du mal à m’endormir cette nuit-là, mon esprit habituellement si tranquille est comme sous speed et part dans tous les sens. Oh non… je croyais que l’époque où mon moteur s’emballait au quart de tour était révolue ! Pour tout dire, je ne le croyais même pas capable de me refaire un coup pareil. Et lorsqu’on n'est plus habituée à la vitesse et qu’un conducteur malicieux (ou sadique ?) monte à du 300 à l’heure, ça fout la trouille ou tout du moins, ça surprend. Trop tard, la machine était lancée !

 
Comme je m’y attendais, le matin me retrouvait plus calme mais légèrement perturbée… troublée. Je continuais à y penser pendant les semaines qui suivirent mais trop occupée par d’autres choses, j’essayais de n’y prêter aucune attention. La nuit dernière, je me remémorais tout ce que j’avais vu et entendu, tous ces mots, toutes ces sensations... et plongeais dans un sommeil sans rêves. Tirée des bras de Morph
ée par un rayon de soleil, juste avant que mon alarme ne sonne, j’eus un déclic. Stupéfaite et enchantée à la fois, je me rendis compte que j’avais retrouvé mon cœur.  

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Dimanche 16 juillet 2006

Je voulais avoir la paix. Après trois week-end d'affiliée à Bruxelles, j'avais envie de souffler et de me retrouver toute seule, complètement seule, colocataire incluse.

Vendredi soir, mon petit bagage prêt, je partais donc pour le Borinage. Ma grand-mère étant partie en Italie pour deux mois, la maison était vide et franchement, quoi de mieux qu'une grande maison à soi toute seule pour décompresser? En arrivant, je poussais un « ouf » d'aise. J'avais devant moi 2 jours où je pouvais me consacrer à ma petite personne sans aucune autre obligation que mon bon plaisir (et le maintien d'un ordre relatif dans la maison). En faisant cuire mes spaghetti tout en préparant mes ingrédients pour les faire « all'aglio e olio », je pensais que demain, je prendrai mon vélo pour faire quelques courses pour le week-end.

Après avoir passe une soirée télé comme je les aime (allongée sur le divan), je partis me coucher. Le lendemain matin, un soleil radieux me tire de mon lit. Je prépare mon café (encore un autre petit plaisir, je n'ai pas de cafetière italienne à Bruxelles) et mes tartines au Nutella. Un peu avant 10 heures, mon père pousse la porte d'entrée. Je prépare à nouveau du café. Pour une fois, il est venu seul. Je ne déteste pas ma belle-mère mais on a si peu l'occasion de parler rien que nous deux! Même si on ne se raconte rien de très profond, ni de très important, ça me fait plaisir. Après une petite demi-heure, il est déjà parti. J'enfourche mon vélo et en route! J'achète mon journal, quelques fruits, de la charcuterie... la nature rit. Les roses dans les jardins sont en fleurs, les près sont fauchés et le mais commence à être aussi grand que moi (certaines mauvaises langues prétendent que ce n'est pas difficile). Une fois rentrée, je me sers une nouvelle tasse de café et lis tranquillement le journal. Moi qui n'ai que le temps de le parcourir sur l'heure du midi! Il faudrait d'ailleurs que j'explique à mes collègues que la raison pour laquelle je ne dîne pas avec eux n'est pas à cause d'une asociabilité présumée mais bien parce que c'est le seul moment de la journée ou je peux plus ou moins lire mon quotidien! La plupart des nouvelles sont mauvaises. Je regarde le ciel bleu et limpide et décide de sortir au jardin et inspecte le potager et les fleurs. Les piments grandissent, les fleurs de courgettes ne vont pas tarder à éclore, les plantes de pommes de terres se comptent par dizaines... ces jolies petites étoiles blanches au centre jaune qui plaisaient tant aux reines d'autrefois. L'hibiscus a commence à fleurir lui aussi. Il suffit de le regarder face à ce ciel azur pour oublier sous quelle latitude j'habite! Ah! Saint-Thomas! Et Saint-Martin! Quand y retournerais-je?

A côté de lui, un arbre ramené d'Italie et dont je ne connais pas le nom, est couvert de ses étranges floraisons jaunes aux longues étamines rouges, qui s'échappent de son centre comme des flammes de la gueule d'un dragon. Comment peut-on s'entre-tuer quand tant de beauté nous entoure? Il faudrait que j'enlève les mauvaises herbes qui commencent à envahir les parterres. Je regarde l'heure. Il est temps de préparer à manger. Alors que je cuisine, je chante en même-temps que la radio. Mon dîner fini, je fais la vaisselle puis m'installe au salon pour manger ma nectarine et regarder le journal. Tout le Proche-Orient va mal. Irak, Iran, Israël, le Liban, les territoires palestiniens, la Syrie... A nouveau, j'ai du mal à comprendre quelle est cette folie mortifere saisit les hommes? Du mal à comprendre comment l'on peut penser que la logique de l'escalade dans la violence pourrait ammener plus de paix et de sécurité à leurs peuples respectifs.
 

J'ai besoin de me vider le cerveau et part au jardin. C'est le moment idéal pour arracher ces mauvaises herbes. Armée d'un sac et de mes mains, je me mets à la tache. C'est fou ce qu'une activité aussi répétitive peut vous libérer l'esprit! Il n'a pas plus depuis longtemps et ce n'est pas facile. Les racines restent prisonnières de la terre comme des problèmes qu'on a laisses se développer trop longtemps. Je plonge mes main dans la terre et tire d'un coup sec. Ca demande un petit effort mais c'est à ce prix-la qu'on y arrive. Se débarrasser des choses nuisibles qu'on a permis de s'installer n'est pas si facile. Certaines herbes sont jolies avec leurs aigrettes, séduisantes, mais quand on regarde bien, on voit les pauvres pensées qui étouffent, un zinia qui s'étiole... Toutes ces jolies choses plantées avec amour qui meurent par négligence. Et je commence a penser a mes propres mauvaises herbes, celles dont il faut se débarrasser. Comme le jardin, c'est un travail à renouveler sans cesse. Je pense a ce qui m'a pourri et ce qui me pourrit toujours la vie, qui m'empêche de grandir... Une heure de boulot. Le soleil tape mais j'ai terminé. Je contemple le travail accompli et vais chercher mon appareil-photo. Chouette opportunité de tester les capacités de macro de mon nouveau joujou. J'essaie de saisir un papillon posé sur une branche de lavande rien à faire! Le client suivant est un gros bourdon qui lui, est beaucoup plus complaisant avec mon appareil. Click!


Alors? Vous pensez quoi du résultat?


Installée tranquille dans mon fauteuil avec mon goûter, je décide de ne plus rien faire pour le reste de la journée. D'ailleurs, que fais-je encore ici. Je prend ma zapette et POUUUUUUUUUUUUUUUFFFFFFFFFFFFFFFFFFF

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Mercredi 12 juillet 2006

Un peu plus de 17 heures, l'heure de pointe. Dans le métro, les navetteurs jouent à collés-serrés. Pas beaucoup de place pour agripper la barre de sécurité. Un bras masculin vient frôler le mien à intervalles réguliers selon les vibrations du wagon . Est-ce que c'est le soleil dehors? La température ambiante? Ce va-et-mien commencent à faire naître dans mon esprit des images ou cet inconnu et moi nous trouvons en situation plus que compromettantes. Je me mets à fixer mes chaussures puis, je me décide à jeter un coup d'oeil à la personne à qui appartient ce bras. Ni beau gosse, ni repoussant en fait. Un mec tout ce qu'il y a de plus normal et pas une machine à fantasme. Je pique un fard et j'ai l'impression qu'on peut lire mon visage comme dans un livre. J'essaie de regarder ailleurs et de ne plus faire attention à cette peau qui touche la mienne mais mes idées se brouillent. Mon arrêt arrive. Et c'est avec un étrange mélange de regret et de soulagement que j'entends la sonnerie d'avertissement et le « clac-clac » de fermeture des portes. Note à moi-même: prendre une douche froide lorsque j'arrive à la maison.

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