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Le Blog de Mélissa_bel ou des pensées sans importance

Dimanche 25 juin 2006
Week-end des plus occupés pour votre blogueuse car, c'était la Fête de la Musique à Bruxelles ... de toutes les musiques! Une occasion de s'ouvrir les oreilles et de faire des découvertes mais aussi pour profiter d'artistes qui ont fait leurs preuves. Du chanteur de rue au stars internationales, il suffit de se balader a travers la ville pour trouver son bonheur.

Samedi 24 juin, vingt-et-une heures et j'arrive sur la Grand'Place. Quel cadre plus approprié que « le plus beau théâtre du monde » pour un opéra? Et surtout, d'une oeuvre dont les principaux personnages sont des comédiens puisque ce soir, Le Théâtre de la Monnaie nous livrera « I Paggliacci » de Ruggerio Leoncavallo. « I Paggliacci » se déroule lors de l'arrêt d'une petite troupe de théâtre s'arrête dans un village calabrais. Passion, adultère, chagrin d’amour et drame... Un réel bonheur pour moi qui n'ai jamais visite le Théâtre de La Monnaie que pendant la Journée du Patrimoine!

Alors que les nuages se colorent de rose, les choristes, puis les musiciens prennent place. La Grand'Place se remplit, les touristes se demandent ce qu'il se passe et s'arrêtent Enfin, le maestro Kazushi Ono lui-même monte sur scène et nous voila partis! Fort heureusement pour ceux qui ne connaissent pas l'italien, les sous-titres s'affichent sur écran. Je suis subjuguée... même si les conditions ne sont pas idéales. A travers le viseur de mon appareil photo, je me laisse transporter.


Plus de vingt-deux heures... mes amis m'attendent Place des Palais pour LA grosse fiesta du jour. Le défi de la soirée? Retrouver un groupe 4 alors qu'on annonce 50.000 personnes présentes. Je débarque en plein set de Babylon Circus et rythmée par leur musique endiablé, ma recherche prend l'air d'une folle course contre la montre dans un film à la Klapisch. Je regarde à gauche, à droite, des gens marchent et dansent dans tous les sens. J’en ai le tourni ! En désespoir de cause, je dégaine mon GSM mais je dois quasi hurler : « Vous êtes oùùùùù? » « Près du stand Zizi Coi-Coin » (enfin compris après la troisième fois). OK... mais lequel? Heureusement, le deuxième sera le bon. Quant à Babylon Circus,

En grande forme, mes potes ont déjà quelques chopes d'avance sur moi, ce qui sera rapidement rétabli pendant que l'on prépare la scène pour les Fun Loving Criminals. Enfin, Huey et ses lascars débarquent sur la bande son de Rocky repris en coeur par le public. Je dois avouer que je n'ai pas vu grand chose de se qui se passait sur scène, l'écran géant étant complètement hors de vue la ou nous étions places mais en cette belle journée d'été, la musique a la fois cool et énergisante des New-Yorkais complète parfaitement l'ambiance. Quand aux grands morceaux comme « Scooby-snacks » et « Kings of New-York », c'est la qu'on reconnaît les classiques. On jurerait qu'ils datent de la dernière pluie.

Je ne sais pas l'heure qu'il est alors que la Fête se termine et que la place commence tout doucement a se vider. Visiblement, personne n'en a assez... le sol est jonche de gobelets en plastique... Les estomacs grognent. Bras dessus, bras dessous, mes amis et moi nous dirigeons vers un fast-food de l'avenue Louise. En terrasse, on papote. Seb nous livre ses impressions sur le Japon, dont il revient, Pascal parle musique, Daniela rit, Laurent écoute... Vers 3 heure du matin, on décide de lever le camps. On s'embrasse, chacun reprend le chemin qui le mènera jusqu'à son lit. A quatre heure, je décole enfin pour les pays de rêves.



Dimanche matin... bon, je voulais dormir jusqu'à en avoir assez d'être allongée mais voilà ... je suis réveillée alors qu'il n'est même pas neuf heure! J'ai prévu de me rendre à Saint-Gilles pour voir « la nouvelle scène belge ». Pendant la journée, des SMS arrivent: mon groupe me lâche peu à peu. Laurent a attrape la crève, Pascal est à la radio, Seb aux abonnés absents et pour couronner le tout, un coup de tonnerre à faire trembler la maison et déclencher les alarmes des voitures du quartier me signale que la météo ne coopérera pas.


Vers 17 heures, une accalmie se dessine. Je me maquille en vitesse, arrache mon parapluie que j'avais laissé suspendu au chauffage. Ouf, à temps pour le tram. Arrivée au Parvis de Saint-Gilles, le set de Samir Barris bat son plein. Avec son goût des mélodies légères (probablement hérité de Melon Gallia) et ses textes bien travaillés (on sent le romaniste et puis... tout de même : « la ligne d'arrivée a perdu de son intérêt  », c'est presque ma devise du moment), Samir a tout pour plaire et pas seulement grâce à son physique tout à fait avenant. Avec sa guitare sèche, ses jolies mélodies et soutenu par un groupe excellent, le premier mot qui me vient a l'esprit est « charmant ». C'est frais, gai mais bien pensé néanmoins, je ne sais pas si les concerts en plein air se prêtent bien à sa musique.


Mièle sont les suivants. Un groupe que je connais mal. Catherine, la chanteuse-musicienne m'impressionne tout de suite: guitare, batterie, trombone, une voix trouble qui vous happe l'air de rien. La musique hésite entre entre une pop aérienne (« Je vous avoue » qui tourne en radio) et un rock possédé, fiévreux et légèrement inquiétant que le groupe nous a proposé ce soir. Etrange animal ce Mièle. Pas aussi évident que les autres artistes que j'ai eu l'occasion de voir ce soir et qui nécessite une seconde écoute!


Le plat de consistance, c'est Saule et ses pleureurs… Avec une popularité grandissante, le groupe de Baptiste Lalieu arrive en terrain conquis et je soupçonne qu’un collectif de fan s’est ramené en force). Je dois dire que ce fut ma révélation de ce week-end. J’avais déjà fondu pour « Si » et « Minimum » qui passent régulièrement à la radio et je dois dire qu’avant même la fin de leur premier titre « Saule », j’avais rendu les armes. Baptise est un vrai show-man et soutenu par des Pleureurs très en forme, le public était parti pour une excellent moment en leurs compagnies. Sensible (« Si »), ludique (une exortation à faire la chenille sur « Le bal des timides »), primesautier (« Tête en l’air »), et me suis marée sur « Une nuit à l’opéra »)… il y aussi énormément de profondeur (les mots) dans la simplicité (la musique). Bref, l’on peut me compter désormais parmi les admiratrices de Saule et des Pleureurs qu’on reverra au Festival Couleur Café (http://www.couleurcafe.be).



Marie Warnant leur emboîte le pas. Voilà une demoiselle à suivre. Encore une artiste dont j’avais entendu les morceaux de temps en temps, distraitement et que j’étais curieuse d’écouter. Avec une personnalité attachante, des textes très bien ficelés, un set plus énergique que les titres que j'avais entendus ne laissaient paraître, un charisme fou et de l’énergie à revendre, Marie a mis le public dans sa poche très rapidement. Elle sait tenir la scène et captiver son public. A suivre, comme je vous le disais. 

Et pour terminer de nous gater, Karin Clercq vient rejoindre Marie sur scène pour une interprétation des « Sucettes » du grand Serge! 

21 heures... demain, je bosse et comme l'envie de voir la deuxième mi-temps de Portugal/Pays-Bas me titille... je décide de remettre Zop Hophop a la prochaine fois à la sortie du Carre de Moscou, des grands enfants s'extasient devant la pêche aux canards. Est-ce que le jeune homme s'y mettra pour ramener un nounours à sa belle? J'ai préféré ne pas attendre qu'il se décide et rentre chez moi la tête pleine de sons et les yeux plein d'étoiles...


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Jeudi 18 mai 2006

Sortie du boulot, je passe en vitesse au mini-supermarché… plus de pain, évidemment, je dois me rabattre sur ce qui reste : une ciabatta et un piccolo. Ca ira. Bien que je n’habite pas très loin, je n’ai pas envie de marcher jusque là.

Le ciel est laiteux, de ce blanc légèrement bleuté des nuages d’altitude qui filtrent le soleil, tout comme on pose un voile sur une lampe pour la tamiser. La Place Flagey, ses travaux interminables, ses terrasses, ses feux de circulations qui ne marchent pas, bref, son chaos… et pourtant, j’ai l’impression que tout fonctionne au ralenti. Je me dirige nonchalamment vers l’arrêt du tram. Il fait chaud mais pas trop et j’ai l’impression d’être entourée d’ouate. Je regarde les autres passagers qui attendent. Une fille aux cheveux jais en pétard habillée de noir se ronge les ongles. Les yeux noirs, elle a le visage quasi ocre mais les pieds tout blancs dans des petites mules néanmoins très fashion. Abus d’autobronzant, peut-être ? Je trouve çà plutôt touchant. Ca me rappelle moi. Il y a toujours quelque chose que j’oublie.

Pas loin, un grand black est assis sur muret, la casquette vissée au crâne, la tête appuyée sur les mains , il regarde droit devant lui sans ciller. Un euro pour vos pensées ?

Entre deux voitures, à guetter l’arrivée du véhicule, un beau-mignon prend un air impatienté. Oui, Monsieur fait évidemment de la gonflette, les cheveux blonds sont savamment ébouriffés, la monture des lunettes, faussement sévères (monture carrée noire) et la tenue décontractée (T-shirt et pantalon de charpentier), une vraie petite gravure de mode… alors pourquoi bouder alors qu’il fait beau ? Après observation, pas mon genre de mec.

Appuyée sur le poteau de l'arrêt de tram, une jeune femme au cheveux noirs luisant à l’air fatiguée. Ses traits m’indiquent qu’elle vient d’Amérique latine… des Andes ? Du Mexique ? Elle ferme les yeux un petit moment puis les rouvre. Elle a entendu le clac-clac et le bruit de frein du tram.

Le voilà enfin, ce vieux tram. Rien à voir avec les monstres rutilants de l’avenue Louise. Ils ne supporteraient pas le voyage sur les collines d’Ixelles ! Qui pourrait croire que la capitale du Plat Pays soit si vallonnée. Les portes s’ouvrent, je laisse descendre les passagers pressés de quitter leur boîte à sardine (heure de pointe + soleil = une bonne marinade pour les navetteurs). Je manque de rentrer dans un retardataire et on rigole.  Les portes se referment. La journée est finie.

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Mercredi 29 mars 2006

Dans les vestiaires de la gym, il y règne une ambiance de gynécée que je n’ai plus connu depuis les cours d'éducation physique du secondaire. Et encore, on était gênées de se montrer nues pour la plupart. Plus de 10 ans plus tard, moins complexées (même si j’ai quelques kilos en plus), on se ballade nonchalamment en tenue d’Eve, à la rigueur avec un essuie autour de la taille et tranquillement, on se prépare pour la prochaine activité. On y voit des silhouettes de toutes sortes et on se rend compte que la perfection des magazines féminins n’existe pas ou si peu et c’est touchant. Nous avons toutes un ou plusieurs petits défauts qui nous démarquent, ; qui nous identifient les unes par rapport aux autres mais même les corps les plus négligés ou les plus âgés sont des objets dignes d’observation. Peut-être parce que l’on prend soin de soi ici ? Depuis, j’ai un regard tout à fait différent sur mon propre corps. Dans la brume du bain de vapeur, les corps se font encore plus mystérieux, on y voit que des esquisses. Impossible de reconnaître des visages, seules des lignes, des courbes et des volumes sont perceptibles. La chaleur n’aide pas non plus à l’approfondissement du sujet. Je reste spectatrice passive et la tête appuyée contre les mosaïques bleues du hammam, mes yeux se ferment.

 

 

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Jeudi 2 mars 2006

Décidément... GBUS tient à ce que ses employés soient en forme!

Il y a quelques semaines, nous recevons un petit e-mail de la part de Miss S., la responsable des Ressources Humaines. Pour notre bien-être collectif, nous sommes conviés à essayer pendant 2 jours un des clubs de fitness les plus glamours de la capitale, et gratuitement. Un petit coup d'oeil dans le mirroir suffit à me décider. L'hiver commence à se faire long, je mange n'importe quoi, n'importe comment et ca se voit. Pourquoi ne pas me lancer? Je donne donc mes coordonnées à Miss S. afin que le club me contacte. Deux jours plus tard, un monsieur á l'accent indéfinissable m'appelle : "Bonjour, c'est Ugo du club qui vous appelle. L'on m'a dit que vous ne travailliez pas bien et que vous auriez besoin de vous remettre en forme". Je faillis m'étrangler avec ma propre salive et  ne parvins qu'à sortir un "Ah oui?" étouffé. "Vous voulez prendre rendez-vous quand pour votre essai?" Je ne me laisse pas démonter plus longtemps et nous convenons d'une date.

Quelques jours plus tard, j'arrive dans un joli bâtiment dans le quartier Arts-Loi. J'habitais dans le coin et pourtant, je n'avais jamais vu cette place!!! Un immeuble moderne à la facade de verre me signale que j'ai atteinds mon but. Il suffit d'y jetter un coup d'oeil pour savoir qu'il s'agit du club en question. J'arrive á la réception... l'endroit est minimaliste mais chaleureux. Les orchidées et les jolis vases sont la pour donner une touche "luxe". Je recontre donc mon blagueur du téléphone et il s’avère etre un petit maigre maigrichon. Pas de quoi pavoiser. On m’offre donc un verre et Ugo m’explique les tenants du club. Je regarde autour de moi… je me sens déj zen! Toutes ces lignes pures, ces couleurs appaisantes, ce bois couleur miel des vestiaires et du parquet des studios...   Quand à la piscine... hmmm... J'ai l'occasion de regarder les gens en travail et c'est du sérieux! Le prix annoncé par Ugo pour l'abonnement aussi, même avec la réduction offerte par GBUS mais bon, ca me motivera à aller tous les jours. J'entamme au plus vite les premiers cours : la liste est kilométrique! Pourquoi pas le cours de pilates? Je n'en ai jamais fait mais cette discipline inspirée du yoga me semble parfaite pour me remettre en selle. Je n'ai plus fait de vraies activités sportives depuis des lustres et ma condition physique est désastreuse. Le cours de pilates se révlle en effet être l’idéal. L’instuctrice est petite personne toute fine à la voix calme et grave, qui semble glisser plutôt que marcher. Tout se fait sur la rotation, la respiration, les étirrements… en douceur mais avec fermeté. Qui aurait cru que respirer pouvait être une affaire si compliquée! A la fin du cours, un petit tour par le sauna et je sors de là énergisée mais reposée en même temps. J’ai droit à une deuxième journée d’essai mais je crois que je me suis déjà decidée.

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 19 février 2006
Février… un mois que j’ai toujours détesté. L’hiver commence á se traîner en longueur, la météo hésite entre la neige et la pluie froide, pas de soleil et la déprime s’installe. C’est toujours l’époque ou je pense le plus intensément aux vacances alors que oui, elles sont encore bien loin.

J’ai cette vision familière : je descends de mon bus dans ma petite cite balnéaire italienne… seule, en robe fleurie et tongue, mon sac de plage sous le bras. Dès que j’ai mis le pied sur la promenade de la plage, un changement s’opère. Mon cerveau se vide de toute préoccupation sauf une : la recherche de la relaxation. Mon pas ralentit, une sorte de torpeur me saisit. Je regarde les palmiers et les oléandres dont les fleurs sont bien plus vives dans la lumière matinale.





















On n’en est p
as encore au soleil de midi, si éclatant qu’il écrase les nuances. Les fleurs rose fuscia portent un soupçon d’orange, les oranges, un peu de rouge. Difficile á croire qu’elles sont si toxiques.

Je m’arrête au kiosque et achète un magazine (le moins intellectuellement stimulant possible). J’arrive finalement á mon coin de la plage. Petit passage au café de la plage: “Buon giorno, Stellina” me lance le patron. Je commande un cappuccino et regarde la mer… le soleil du matin y jette des milliers d’étincelles et de paillettes. Plus tard dans la journée, elle deviendra bleu-vert. Pour le moment, elle me fait penser á une boule á facette. Enfin, j’enlève mes tongues et plonge mes pieds dans le sable encore frais. Je ai une idée fixe : me jeter á l’eau… En deux minutes, débarrassée de ma robe, je traverse le sable sec et j'atteins le sable mouillé, si agréable aux pieds pour les promenades. Tiens, hier il y avait un château construit par deux gamins et leur père. La marée, si petite soit-elle ici, l’a quand-même emporté. Enfin, mes orteils sont entrés dans l’eau. Magnifique, l’eau garde un peu la fraîcheur de la nuit. Je plonge, la tête la première. M’en fous de mes cheveux! Je ressorts ruisselante, le soleil faisant scintiller les gouttelettes sur mes bras, le goût du sel sur les lèvres. Je m’amuse á jeter de l’eau autour de moi, par plaisir, pour voir les gouttes d’eau s’illuminer et disparaître… et je replonge. Enfin, je fais la planche,
les oreilles sous l’eau, je m’émerveille toujours du relative silence qu’il règne sous l’eau. Je fais clapoter mes mains dans l’eau mais ne perçoit qu’un son étouffé et lointain. Par contre, je sens le mouvement de l’eau contre mes cuisses. Finalement lassée, je décide de retourner sous mon parasol. Je m’entoure de ma serviette et me sèche doucement. Encore 5 minutes et je pourrais prendre mon magazine et lire.

Midi, mon estomac commence á se sentir seul. En cinq minutes, je suis au snack de la plage. Comme d’habitude : une tranche de pizza Margherita, une tranche de pizza aux pommes de terre et une bière, Prego!
Je m’imagine á nouveau sur ma chaise, les yeux fermés, alanguie par le trop plein de soleil et de pizza, le goût de la pêche que je viens de manger comme dessert dans la bouche, pas la force de lire! Un bras ballant touche le sable. J’en saisis une poignée et le laisse glisser entre mes doigts, puis je recommence, inlassablement, avec le ron-ron de la mer comme bruit de fond, entrecoupé par les cris des mouettes et ceux des enfants. Ce serait le moment idéal pour une sieste crapuleuse… mais alors que je suis entourée d’estivants, je n’ai personne sous la main. Bon, tant pis! On peut toujours laisser son imagination courir… sauf qu’après 5 minutes, je sombre dans un état de demi-sommeil où la pensée est absente.

Quand je daigne soulever une paupières, la mer est devenue turquoise et les vagues sont plus puissantes. Si il y a une chose que j’adore, c’est de me faire ballotter par la mer. L’eau est chaude à présent… je regarde les trabocchi plus loin sur la plage. Ces constructions arachnéennes faites de bois et construites pour les pêcheurs ont toujours suscités mon intérêt. La mer est basse, je pourrais peut-être y faire un petit tour. Me laissant pousser par mes caprices, je décide d’y aller. Après être arrivée á la fin de la plage, je me lance dans l’eau. Elle est assez basse mais il faut quand-même nager un peu. Une petite crique abrite le traboccho. Des vacanciers solitaires l’ont investie. Dommage. J’essaie de grimper sur le bois mais les troncs sont fins et mes pieds encore humides ne font que glisser. Avec les rochers en contrebas, je pourrais sérieusement me blesser. Je ne suis pas la pour ça. Pour le retour, je me prévois une petite excursion sous-marine. L’eau peu profonde abrite plein de rochers et de vie. J’ai mes lunettes de plongée, pas besoin de tuba. Derrière une grosse barrière colonisée par les moules, je découvre des crabes, des petits poisons couleur sable, d’autres plus gros et argents… enfin, il y en a même un plus gros moucheté de noir. Et lá, dans un coin, un coquillage gros comme ma paume et qui laisse apparaître un être intérieur orange vif. Surprenant. A chaque barrière rocheuse, son petit monde. Combien de temps ais-je passé là? Le soleil semble bas. C’est ma seule obligation de la journée : contrôler l’heure en fin d’après-midi pour ne pas manquer mon bus. Contente de mon escapade, je consulte ma montre. J’ai le temps. J’installe mon drap de plage á même le sable pour sécher plus vite. A regret, je commence á plier mes affaires. Même si je sais que je serais de retour le lendemain, j’ai toujours un énorme sentiment de mélancolie lorsque vient l’heure de partir. Comme si je quittais un endroit auquel j’appartiens profondément. Je me rhabille. Je sors mon Walkman et pars, la musique dans les oreilles : “C’est l’ombre et la lumière… ” chantonne Coralie Clément. Avant de partir, je m’accorde “un’ gelatto”, noix de coco-citron, avec de la crème fouettée par dessus. Je regarde les gens passer sur la terrasse et les voitures… j’aimerai bien qu’elles disparaissent. Coup d’oeil rapide á l’horloge du bar, le bus arrive dans 5 minutes. Au coin du stand d’information de la ville et de l’église, une dame attend. Le bus est lá. Je monte, m’écroule dans un siège et regarde une mer de fin d’après-midi défiler. Le bleu turquoise est devenu bleu foncé á présent. Un dernier regard…
Par Mélissa_bel - Publié dans : melissabel
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