I'm With The Band!

Publié le par Mélissa_bel

 
 

5 heures... fait trop chaud et je n'arrive pas à dormir. Mais est-ce la chaleur ou l'excitation de partir à la suite de Saule et les Pleureurs, destination Paris-Plage? Je décide de sortir de mon lit.


7h30, je vais au boulot pour vérifier que tout est en ordre et frimer un peu.


 
 

10h10 : en route pour la station Delta. Le soleil est revenu... Je sens un petit noeud de nervosité dans mon estomac. Oh oh... je sais ce que c'est. Bon, je croyais mon fond de timidité plus ou moins guéri mais je constate que cette belle confiance en soi craque au premier vrai test. Putaaaain...

 


 

11h, après avoir fait un petit tour dans la station Delta j'arrive enfin au parking. Saule m'accueille avec son grand sourire, la plupart des Pleureurs sont déjà en route avec le camion et je fais connaissances avec mes compagnons de route du jour : Inachis et Fred son Zom, qui sera notre chauffeur, koko* (la plus jeune d'entre nous et notre mascotte) et Sophie_L. Gayou nous suivra un peu plus tard dans une autre voiture. Ouf, elle partira elle aussi! Je reste un peu en retrait... j'observe... tant de nouvelles têtes... j'essaie de trouver mes marques dans un groupe qui se connaît déjà. Inachis et son Zom sont tellement mignons! Jeunes mariés, on sent l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre et je souris en y repensant. Inachis fait peut-être une cinquantaine de kilos toute mouillée mais quelle énergie, quelle détermination et quelle force de persuasion puisqu'elle a convaincu la mère de Koko de nous la confier pour la journée. Mais quel contraste aussi avec son Zom! Moins audacieux (quoique) mais si agréable, avec un mot gentil pour chacun...

Salut les amoureux!

 
 

Sophie_L est sans doute la plus extravertie. Une vraie pile Energizer, touche-à-tout, ayant plein d'histoires à raconter. Plus tard dans la voiture, nous réaliserons qu'en fait, nous travaillons dans le même bâtiment, à deux étages de différence! Je crois qu'un lunch s'impose dans les prochains jours.

 
 


Koko est elle toute contente de se trouver avec nous! Elle a failli ne pas venir mais le sens de la repartie d'Inachis a fait des merveilles avec sa maman : « Pensez au plaisir qu'elle va avoir. C'est un truc que l'on ne fait qu'une fois! ». Et c'est ainsi que cette jeune fille douce mais qu'on sent pleine de détermination se trouve sur un parking bruxellois au lieu de piloter son tracteur.

 

 

 

Quant à Gayou, je ne la verrais que brièvement dans la journée et j'espère pouvoir apprendre à mieux la connaître la prochaine fois.

 
 

11h30, en route pour Paris! La voiture de Saule en tête, nous suivons. On papote, on fait connaissance... On se met le CD en route, histoire de se mettre en voix et on retrouve le camion parti avant nous. Alors que la voiture fille sur le bitume, je pense à l'affiche: en plus de Saule, il y aura Zita Swoon, Ozark Henry et dEUS. Une affiche de rêve! Vers 16 h, nous voilà à Paris-Plage après une petite ballade touristique bien involontaire (mais il est où ce pont?), nous arrivons sur le site et sommes chaleureusement reçu par Christophe, l'organisateur du festival et qui nous annonce que Miossec accompagnera Zita Swoon... Encore d'autres surprises dans le genre? Inachis fait à nouveau des merveilles en arrivant à obtenir des laisser-passer pour les coulisses. Les T-shirts du groupe et mon chapeau de paille suffiront. Et là, je crois halluciner... à deux pas, Piet Goddaer d'Ozark Henry cause avec Stef Kamil Carlens de Zita Swoon. Un peu plus loin, je manque percuter Klaas Janzoonzs, le violoniste de dEUS... Les boissons coulent à flot. Koko et moi sommes comme deux petites folles. OK... j'avoue, je suis coupable! En moi, sommeille une petite groupie. Pourtant, je ne suis pas vraiment impressionnable. J'ai une formation de journaliste et vous pouvez me mettre devant le visage de glace de Vladimir Poutine que je ne m'émeuverais pas le moins du monde mais transposez la scène devant un artiste que j'apprécie et là, mon cerveau n'obéit plus. Je crois que c'est parce que le « beau » me touche tellement profondément... j'ai un énorme respect pour les artistes (chanteurs, acteurs, peintres, écrivains), j'ai peur de déranger, d'ennuyer, d'importuner et en même temps, j'aimerai qu'on partage un moment ensemble, pouvoir dire pourquoi je les apprécie, et si possible d'une manière spirituelle ou tout du moins un plus élaboree que « je vous adoooore »... mais non. Je suis là , je regarde, je regarde... et je me tais. Peut-être oserais-je un sourire mais pas plus. Ça convient sans doute au côté contemplatif de ma personnalité mais la Mélissa rentre-dedans, qui existe elle aussi, trouve cette épreuve d'une frustration quasi insupportable.

 

Stef Kamil Carlens et Miossec font leur balance

 

Sophie, Koko et moi sortons et regardons Zita Swoon faire sa balance... Stef et son groupe ont l'air tout à fait décontractés et MONSIEUR Miossec arrive sur scène lui aussi. Un sourire pointe sur mes lèvres... Il y a quelques semaines que « La facture d'électricité » tourne en radio et la première chose qui me soit venue à l'esprit en l'entendant fut « Christophe, ton cas ne s'arrange pas! ». Mais a t'on envie que cela s'arrange quand on voit le résultat que nous offre ce grand sensible? ;o)

 


 

Saule et ses musiciens arrivent enfin pour leur balance. Des problèmes techniques s'en suivent et il faudra une heure pour régler tout ça... Alors que le concert va commencer, un petite pluie rafraîchissante tombe doucement, puis de plus en plus fort. Manque plus qu'une bouteille de Tahiti Douche pour reconstituer les célèbres pubs! Une petite dame brune s'avance devant les barrières, accompagnée de deux mignonnes petite filles. C'est Lio, qui est un peu la fan No1 de Saule et qui est venue l'applaudir en famille.

Ça y est, c'est parti! Les premières note de « Saule » sont reçues par nos applaudissement et la banderole de 3 mètres que Koko a préparé et tout ça, sous les flashes des photographes! C'est clair, on ne peut pas nous manquer. Le soleil est revenu et Saule se lance dans la conquête des coeurs parisiens (et flamands... car il sont nombreux venus pour applaudir Zita, Ozark et dEUS) et se donne! Rien à dire, le mot « bête de scène » est loin d'être galvaudé. Ce que j'aime chez Saule, c'est qu'en live, il donne une vie supplémentaire à ses chansons. La façon dont les chansons sont écrites déjà suscite des images familières (combien de fois ais-je regardé ces « etoiles à l'envers » à travers mon velux lorsque j'habitais sous les toits en songeant « et si... »?) mais sur scène, il y dispense une énergie et une émotion... Les Pleureurs ne sont pas en reste, tous sourires... surtout Mathieu et son désormais légendaire freestyle! Sophie et Koko se donnent elles aussi. Et elles sautent, elles chantent, elles applaudissent... Un peu encombrée par mon appareil photo, j'essaie de suivre le rythme endiablé que mes deux complices ont imposé! « Si », « Minimum », « Tu dors », « L'opéra »... quasi tout l'album sera passé en revue avec en prime « Les vaches aussi ont une âme ».

 

 



Un grand moment pour Koko: la rencontre avec Lio!

Au milieu du set, Lio disparaît... je sais ce qui se trame! Dix minutes plus tard, Saule annonce qu'en cette veille de Fête Nationale belge, un titre culte était de rigueur : « Banana split »! Et voila Lio, pieds nus, qui arrive sur une version vitaminée à la guitare. Un pur moment de bonheur! Passé à une vitesse folle, le concert se termine sur « La modestie » en rappel et notre banderole levée bien haut vers le public Vite, nous nous dirigeons backstage pour féliciter le groupe. On discute avec Saule et nous lui demandons ses impressions, son sentiment. Pour lui comme pour nous, c'est l'atterrissage. C'est alors que Lio arrive... ni une, ni deux, Inachis entame la conversation. A nouveau, Koko n'en croit pas ses yeux! Lio, qu'elle adore, est devant elle. Inachis fait les présentations et là, c'en est trop pour Koko qui fond en larmes, immédiatement consolée par l'adorable Lio, presqu'aussi émue. Je vois les yeux d'Inachis devenir humides... et tout à coup, je sens mon petit coeur se mettant à fondre, ma vision devient trouble, et je commence à pleurer moi aussi! Cela ne m'était plus arrivé depuis... pfff... je ne sais même plus depuis quand! Et on parle de Saule, et de pourquoi il fait vibrer la corde sensible qu'on a tous là...

 
 

Un mot sur Koko, un des plaisirs de cette expérience était de la regarder avec ses yeux émerveillés par tout ce qui l'entourait, son enthousiasme communicatif. C'était touchant de la voir si heureuse... répétant que c'était sans doute le plus beau jour de sa vie. Quelle bouffée d'air frais alors que j'ai l'impression de me retrouver entourée de personnes blasées et fatiguées de la vie.

 


 

Nous allons profiter du concert de Zita Swoons backstage. De temps en temps, je sors pour aller les voir jouer et prendre des photos... exercice difficile car à présent, les abords du pont Sully sont plein à craquer. Stef, comme d'habitude, prouve qu'il est un des meilleurs performers qui existe. C'est évident qu'il est content d'être là et le groupe s'en donne à coeur joie. C'est la première fois que les vois sur scène et j'espère que cela ne sera pas la dernière! Je reviens backstage et voilà que je trouve Fred, entouré de Koko et Inachis, en pleine conversation avec Piet Goddaer. L'oeuvre de sa femme, j'en suis sûre! On parle en néerlandais, il répond en français. Comme j'ai adoré « The Sailor, Not The Sea », je suis impatiente de voir le résultat sur scène! Piet est tout à fait charmant et nous le laissons se preparer en lui souhaitant bonne chance. J'ai soif, il fait tellement chaud que le bar des coulisses est à cour de Kro... J'essaie leur nouvelle « blanche ». Eurk... une bière avec du jus de citron sucré dedans! Quel massacre!

Alors que je reviens, je vois que Tom Barman, le leader de dEUS est là. Bon... ça fait plus de dix ans que je suis dEUS, ca fait la deuxième fois que je me retrouve nez-à-nez avec le charismatique Monsieur Barman...

 

Je regarde Inachis et lui envie son aplomb. Je le lui dit et là, elle me dispense des conseils que je garderais gravé dans un p'tit coin de ma tête. Klaas, Tom et Alan Gevaert, le bassiste, sont assis devant leur loge-cagibi (climatisée, tout de même). Je suis à deux pas et me répète ce qu'Inachis vient de me dire. Comme quand j'allais sauter du grand plongeoir de la piscine lorsque j'etais petite, je ferme les yeux : « A la une, à la deux, à la trois! » et HOP, je me place en face de Tom et lui demande dans mon meilleur néerlandais si une de leur admiratrice peut prendre une photo avec eux. « Bien sûr! » répond il avec un sourire. Je leur serre la main, je m'installe donc, Klaas tient à me faire tenir sa bouteille. Très jolie photo, si ce n'était la présence de cette fille à l'air un peu crispé mais avec un sourire jusqu'aux oreilles. Baby steps, people... baby steps...

 


 

Nous quittons une dernière fois l'espace backstage en remerciant nos hôtes. Le concert d'Ozark Henry commence et ce fut un grand moment! La musique sophistiquée, puissante et pleine d'émotion du groupe se prête très bien aux concerts en plein air, naviguant entre tension et mélancolie. Quand vient le moment de « At Sea », je suis littéralement transportée et je vois que je ne suis pas la seule. Koko aussi à la chair de poule.

22 heures, nous retrouvons Sophie et Gayou, qui passera la nuit à Paris. Malheureusement, nous allons manquer dEUS, Inachis et Fred devant rentrer. C'est pas possible, il doit y avoir une malédiction qui m'empêche de les voir en live!!!

 

1 heure du mat', nous déposons une Koko enchantée mais impatiente de retrouver son lit entre les mains de sa maman et sa grande soeur.

Vers 1h40, la voiture de Fred et Inachis s'arrête devant chez moi. En poussant la porte, je pense à tout ce que je viens vivre, à tout le plaisir que j'ai reçu, à la chance d'avoir rencontré 5 personnes formidables. Et tout ça, grâce à Saule, que je ne pourrais jamais assez remercier d'avoir eu l'idée de ce convoi.

 
 

Avant de fermer les yeux, je rigole tout bas dans mon oreiller. Je viens de réaliser que, oui, j'ai eu une occasion unique, quelque chose que tout fan a toujours eu envie de dire un jour : « C'est bon, je suis avec le groupe! »

 


 

 

 
 
 

Au revoir, Paris!

 
 

 

 


 
 

Bien à vous,

 


 

Melissa_bel

Publié dans melissabel

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etienne 07/09/2006 12:56

trop classe !!!

Fredogino 25/07/2006 18:00

Quelle journée... Et quelle photo, la dernière, elle est magnifique...

jp....... 23/07/2006 09:27

Pur moment de bonheur et pleins d'émotions tout ca :)

Chtif 22/07/2006 23:04

Ola melissabel !
merci pour ton commentaire chez moi, et bienvenue à toi !
voilà une revue de concert bien passionnée dis-donc ! Au fait, "I'm with the band", c'était pas le titre du bouquin de Pamela des Barres, la groupie number one de l'histoire du rock ?
 
bye, je reviens visiter un peu plus ton blog après les vacances quand j'aurai plus de temps

Mélissa_bel 22/07/2006 23:13

Bien vu, Chtif! C'est a cela que je faisait reference. Je ne l'ai pas encore lu mais je connaissais son existence.

Sophie L. 22/07/2006 22:52

Il n'y a rien à dire tu as une très jolie plume douée d'un très joli regard (aargh mais photos ne sont pas aussi réussies lol)
Effectivement un déjeuner s'impose ;-)
je te fais pleins de bisous
merci pour la pile energizer lol mais ç'est à Saule qui'l faut l'attribuer