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melissabel

Mercredi 9 novembre 2005

ENFIN!

ou encore

C'EST PAS VRAI!

ou bien

TU TE FICHES DE MOI?

Voilà jusqu'à présent les réactions les plus courantes après avoir décroché mon premier job depuis mon retour au Plat Pays (ah oui, avec le "félicitations" occasionnel). Certes, ça n'est que pour deux semaines mais après 7 mois de recherche, des tonnes d'e-mails et de papier envoyés (et autant de refus), des centaines de kilomètres parcourus en train, tram, bus, vélo, taxi et bien sûr, à pied... je suis finalement récompensée. Pas de quoi pavoiser me diriez-vous mais bon, quand on à l'impression qu'on est en train de se faire aspirer par un tourbillon d'échec, je crois qu'une bouée aussi petite soit-elle, mérite d'être saisie.

Cela s'est passé très vite. cela fait déjà quelques semaines qu'Ingrid la consultante-intérim se démenait sur mon cas. En une semaine, elle m'avait décroché deux entretiens. Avant-hier, je reçois un coup de fil alors que j'allais mettre fin à une session particulièrement infructueuse de recherche d'emploi sur ordinateur : "J'ai une mission à te proposer, ça durera deux semaines seulement, ça t'intéresse quand-même?

- Bien sûr!

- Bon, tu auras des tâches administratives et ils ont besoin de quelqu'un qui sache parfaitement bien l'anglais. 

- Mets-moi sur la liste! "

Hier, nouveau coup de téléphone. Je suis convoquée à un entretien le lendemain.

Ce matin, train pour Bruxelles, encore endormie.  Pour me donner un coup de fouet psychologique, je baptise mon nouveau manteau qui est resté dans l'armoire depuis deux mois (merci le bel automne!). Gare centrale, le métro... j'aime le métro... tous les transports en commun... nous y reviendrons. J'arrive au Quartier Européen et entre dans un grand building de verre. Tout à fait le genre de cette grosse compagnie américaine. Papote avec réceptionniste, signature du log, badge, on annonce mon arrivée. La dame que je dois rencontrer est jeune et avenante. Je me détends. La langue véhiculaire de la compagnie est l'anglais. Je me régale là! La personne que je dois remplacer nous rejoint. Je me cale sur mon siège et essaie de ne pas trop bouger (mon gros défaut, à la fois mélange de trop plein d'énergie et de nervosité), j'explique mon parcours (on y reviendra aussi), ce que je sais faire. On m'explique ce que l'on attend de moi. Le courant passe plutôt bien. Après les questions supplémentaires d'usage, l'entretien est terminé. Ca a duré une demi-heure à peine. Je sors de là toute guillerette. Je crois que j'ai assuré. Je ne pense pas m'attarder à Bruxelles mais comme il est presque 11 heures trente, je décide d'aller faire un saut chez Exxki et de m'acheter un sandwich pour la route. je n'ai pas le temps de traverser le boulevard que mon portable sonne : "Mélissa? c'est Ingrid. Tu commences demain." Intérieurement, c'est la danse de Saint-Guy. je passe chercher mon contrat et voilà!

Je vous écris de la bibliothèque la plus proche... J'ouvre mon mail et trouve un message de Marie-Claude, mon amie québecquoise. Elle aussi commence une nouvelle vie... déménagement, premier vrai appartement bien à elle, vie de couple, nouveau travail... Elle a son blog (pardon... blogue, en québecquois) :  mcc14.over-blog.com. Ca me donne une idée. Moi aussi je vais m'y mettre. Et c'est ainsi que vous me retrouvez ici... prête à vous livrez mes expériences, mes impressions...

Demain, je ferais partie des navetteurs qui, pas encore réveillés, ne songeront qu'au congé de vendredi. Moi, je me demande si j'arriverai même à dormir ce soir.

En attendant, je vous livre une première photo... ça me représente plutôt bien...  ;o)

Très bientôt, j'aurai l'opportunité de me présenter plus amplement mais gardons une once de mystère tout de même.

Bien à vous...

 

Par Mélissa_bel
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Jeudi 10 novembre 2005

Et voilà!

Mon premier jour "on the job" est accompli... mon cerveau est tellement plein d'informations qu'il était sur le point d'exploser. Rien qu'une bonne séance chez le coiffeur et une mini-virée shopping ne soigne! Après tout, je travaille pour la section "corporate" à présent... non mais!

Comme prévu, je ne suis pas arrivée à dormir. Pas que j'étais spécialement nerveuse mais j'avais fait le plein d'adrénaline. Rien à faire! Je me retournais. J'essayais de penser à des choses relaxantes... la plage, la chaleur, le bruit des vagues... rien n'y fit. J'allume la lumière, le temps de déchiffrer l'heure qu'il était, mon réveil sonne. 5h25... l'est l'heure, ma vieille!

Je m'extirpe de mon lit qui ressemble à un vrai champ de bataille. Heureusement, j'ai préparé ma tenue hier. J'ai 30 minutes pour me laver, manger deux tartines au Nutella, me maquiller... 6 heures, en route pour l'arrêt de bus. Il y a du brouillard ce matin mais les étoiles scintillent au dessus. Orion est la première constellation que je vois. A l'ouest, Mars brille sinistrement tel un astre teinté de sang. Comme tout les deux ans, notre voisine est au plus proche de la terre et sa couleur est si rouge qu'on a pas mal a imaginer qu"on lui donna le nom du dieu de la guerre!

Le bus arrive, moins de gens ces jours-ci. Sont-ils en vacances? Un petit quart d'heure et me voilà à la gare. J'ai déjà tout prévu. Le premier train est vraiment trop bourré et triste. Passé Mons, on est serré comme des sardines et tout le monde est encore à moitié au pays des rêves. Moi, je m'arrête à Mons, vite chercher un café que je dégusterais dans le train et j'attends mon véhicule préféré : les nouveaux deux étages de la SNCB... spacieux, design, confortables... j'aime tellement ces trains que je m'arrange donc exprès pour tomber dessus. Je me trouve une place de choix: deux sièges sans vis-à-vis avec fenêtre sur l'est et j'attends le lever de soleil... qui ne tarde pas. Le brouillard s'est levé et l'orient se colore. J'abandonne mon journal pour le reste du trajet et je songe.

Finalement, Bruxelles! Un autre petit café en vitesse et en route pour la station Schuman. M., que je dois remplacer, vient me chercher à la réception. Elle part en vacances au Mexique, où elle a vécu (en fait, elle y était allée en vacances et n'est revenue qu'après plusieurs années). Une aventurière comme moi alors. Brune, jolie, amicale, elle essaie de faire tout pour me mettre à l'aise. Comme je suis une grande timide, j'ai un peu de mal à quitter mon côté emprunté... elle doit se demander ce qui m'est arrivé depuis hier. Enfin, je me détend... elle me fait faire le tour des étages et me présente à tout le monde... J'ai bien peur de  ne pas avoir tout retenu. Les bureaux sont super-beaux avec du verre, bois et acier... J'ai mon espace à moi toute seule d'ailleurs! Je devrais suivre la correspondance, réserver des voyageurs, accueillir des visiteurs... Tout est calme, surtout à son étage! Elle me donne une liste de choses à faire ou en suspens, m'explique tout et comme cà, trois heures passent. A midi, je prends congé de M., lui souhaitant de bonnes vacances. Lundi, ca sera pas pour du faux comme aujourd'hui!

Le trajet vers Mons a semblé si court, mon cerveau fonctionnait à toute vitesse, essayant de me représenter dans mon bureau. C'est pas que je flippe mais quand cela fait longtemps qu'on a travaillé, on se sent un peu rouilée. Je secoue la tête... tout ira pour le mieux! D'ailleurs, j'allais chez le coiffeur! Rien de tel que se faire masser le cuir chevelu pour se détendre!

Et puis... c'est le jour qu'H&M a choisi pour commercialiser sa collection dessinée par Stella McCartney. Je me dépêche... le magasin a quand-même l'air calme.  C'est suspect. Pourtant, les filles du coin sont de vraies fashion victim. J'harponne une vendeuse et lui pose la question. Je m'entend répondre : " Ben faut aller à Charleroi, nous on ne l'a pas." QUOI??? Et dire que j'étais à Bruxelles et que j'avais évité d'y aller pour éviter la cohue... voilà... dépitée, je ne jetais même pas un oeil sur le reste de la boutique. Tant pis pour Stella, tant mieux pour mon portefeuille... j'ai dû me rabattre sur C&A... ;o) Nettement moins fashion mais même si Charleroi n'est pas le bout de monde, j'ai assez eu d'émotion comme çà!

Par Mélissa_bel
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Lundi 14 novembre 2005

Certains cyniques diraient "Bienvenue dans les morts-vivants"... Levée à 5h30, journée passée en face d'un écran.

J'avais du mal à m'extirper de mon lit ce matin après un long week-end passé sur des charbons ardents à me demander à quelle sauce je serais mangée lundi matin... bien légère, la sauce en fin de compte.

Heureusement, soutenue par l'impatience de commencer mon nouveau et éphémère boulôt, je ne m'endormis pas dans le train (pourtant, ce double-étage est tellement silencieux, on y entend qu'un ronronnement qui incite au sommeil). Gare Centrale, je descend, emprunte le corridor qui mène à la station de Métro et que j'ai baptisé  "La Cour des Miracles" (les habitués de Bruxelles savent pourquoi), c'est la course du matin. J'etend le metro qui arrive... y'a tellement de monde sur le quai qu'on peut à peine bouger... Comme je suis un format mini, j'arrive à me faufiller entre une grande bringue et un black costaud et me place stratégiquement devant la porte alors que la rame arrive. C'est tellement bourré que le moitié des gens restent sur le quai à attendre le suivant. Coincée entre un sac et un coude, je souris. Ca faisait longtemps que j'étais plus passée par l'heure de pointe au métro!

J'arrive à ma station. A Schuman, on parle toutes les langues du vieux continents. Normal, c'est un des coeurs de la Bruxelles européenne. La Commission et son flambant-neuf Berlaymont sont là pour le rappeler. fonctionnaires, lobbyistes, journalistes... Fort sérieux tout çà... En fait, je devrais faire partie de cette catégorie si on regarde mon CV mais non... je ne suis qu'une assistante pour lobbyistes.

A la réception, mon badge m'attend. Pas de nom dessus, je ne suis qu'une temporaire! Mais au moins, je peux faire fonctionner l'ascenseur. Mon premier réflexe est d'atteindre la machine à café. VITE! Il vient d'être fait. Personne ou presque à mon étage. Il n'est pas encore 8h30. Je checke les E-mails. Il y en a une vingtaine, presque tous envoyé le 11 (mais les gens n'avaient pas congé)? Deux messages vocaux m'attendent aussi. Avec l'accent British auquelle je suis moins habituée, je dois m'y prendre à 4 fois pour comprendre de quel hôtel on m'appelle! Réunion annulée, contacter les Etats-Unis (mais il est trois heures du mat', et le pire, c'est qu'on me répond).

La matinée se passe très vite, j'ai plein de choses à faire : du courrier, des renseignements pour ceux qui vont voyager... Ma tâche la plus conséquente de la journée fut un trip à la gare du Midi pour faire rembourser des billets Thalys inutilisé! Pfff!  Je crois que je devrais prendre un bon roman pour demain.  J'ai l'impression de faire un job d'étudiante!

A midi, un p'tit trip à la cafète... il y avait eu une réunion mais ceux qui y participaient ont laissé la moitié de la nourriture. Tout bénéfice pour les autres, merci! A moi donc les mini-sandwiches et pâtisseries! Ben oui, on mange les restes... mais de bons restes! 

L'excitation m'a soutenue jusque maintenant mais, je commence à fatiguer doucement. Je suis sûre que dns le train du retour, je vais me retourner le cerveau à penser que, merde, je vaux mieux que ça, que je me suis vendue etc... à moins que, déjà abrutie par une journée de travail,  je ne m'endorme...

Je ne serais pas de retour à la maison avant 19h15...

 

Par Mélissa_bel
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Mardi 15 novembre 2005

Lorsque j'ai mis le nez dehors ce matin, je savais que ce serait pas une journée facile.

Il faisait froid... pas étonnant, les étoiles brillaient mais la lune se voilait tout doucement à l'horizon. Mauvais signe. Je fronçais les sourcils. Et merde, ça allait être comme ça jusque fin mars. J'ai beau être née en hiver, je déteste le froid. Qu'il pleuve, je m'en fous, du moment que la température ne descend pas en dessous de 12 degrés, il peut tomber des cordes.  Je pensais que ce froid allait me réveiller mais non, malgré le café acheté à la gare, je finis par presque m'endormir la tête appuyée sur la vitre du train. Serais-je une petite nature? C'est seulement le deuxième jour! Je dois avoir un sacré déficit de capital sommeil! Déménager à Bruxelles me semble la meilleure des solutions. Rêve qui deviendra peut-être réalité car j'ai 2 entretiens demain! Eh oui! Pour du fixe cette fois! Ca va être la course de Schuman à Anderlecht! La première entreprise est une agence de voyage spécialisée dans les pays nordiques, la deuxième aide les entreprises à trouver des fournisseurs. ^Faudra t'il aller me coucher à 20h demain pour être en forme? *lol* Heureusement qu'il n'y a rien à la télé ce soir. La tentation serait trop forte.

Je viens à peine de rentrer de la cafète... le ciel est gris-blanc, il pleut... ce matin, au lever du soleil, il avait une couleur que je ne lui avait jamais vu. Je connaiissais le gris verdâtre des matins de printemps pluvieux, le bleu profond d'un après-midi d'automne sans nuages, et le bleu nuit des soir sde pleine lune. J'ai même vu un ciel orange, un jour que le sirocco avait poussé le sable du Sahara jusqu'à Rome!Cette fois, le ciel était couleur d'un lilas délavé mélangé de gris. Très étrange... 

Mais je m'égare, du courrier arrive, je secoue la tête, retour au boulôt!

 

 

Par Mélissa_bel
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Mercredi 16 novembre 2005

Eh ben oui, comme il en faut peu pour passer de l'euphorie à la déprime.

Ce matin, pas de problèmes pour me lever. Il faut dire que j'avais décidé d'employer les grands moyens : aller me coucher à 21h30!!! Plutôt rock'n roll comme style de vie! Mais enfin, je devais être fraîche et dispose pour une journée particulièrement chargée. Une grosse réunion le matin, deux entretiens le midi, revenir au pas de course au bureau etc.

Et ma journée commence bien. Dans le couloir de métro, je m'amuse à regarder les passants quand mon regard rencontre celui d'un joli garçon... moment éphémère mais qui marque la journée. nos yeux se sont croisés un dixième de seconde et ce fut tout. Sur le coup, je ne me suis même pas retournée.  

Arrivée plus tôt au bureau, je réponds aux e-mails qui m'attendent et je me prépare pour le grande réunion. Je dois escorter ces messieurs-dames au 8ème et leur montrer où tout se trouve."You may check your coats, lunch will be served at the cafeteria here, the meeting room's just right here"... Je souris mais dans mon cerveau... "OHMYGODIDID7YEARSOFCOLLEGEFORTHAT?"

Bilan : Premier entretien... J'arrive plus ou moins sêche (dans ma précipitation, j'avais oublié mon parapluie). On m'a prevenue, tous les employés sont  flamands, j'ai préparé mon petit speech à l'avance... Ik heb een afspraak met... bla bla bla...  Au lieu de la patronne, je me trouve face un p'tit jeune qui à plus l'air d'être un étudiant en graphisme qu'un consultant RH. Il me prévient que je seraisinterviewée dans les deux langues. Bon... ben on verra. La première partie se passe bien, j'essaie de me tenir tranquille sur ma chaise (pas facile, je suis une boule de nerfs) et j'explique mon parcours. Arrive la partie en néerlandais. Au début tout va bien et puis... je m'enfonce... bon, je continue pour montrer que je ne me laisse pas démonter. Je sens le froid s'installer. Retour au français, j'essaie de me ratrapper. Rien ne filtre mais j'ai bien l'impression que c'est rappé.

Deuxième entretien : je dois chercher un petit peu plus l'adresse du lieu et il se met à pleuvoir. C'est au fin fond d'Anderlecht, un coin que je connais pas. Je tombe sur la rue par chance. Les cheveux trempés, j'espère que celui avec qui doit je dois m'entrenir mettra du temps à arriver. Finalement il arrive, un grand jeune homme brun avec de beaux yeux bleus... hmmm... Là aussi, comme il est néerlandophone, j'essaie de faire de mon mieux. C'est fou comme ça vient plus facilement avec une stimulation positive. De plus, l'accent flamand me fait fondre... rien à faire! J'en vois qui rigole derrière mais ça ne s'explique pas! Certains craquent pour l'accent anglais, italien, espagnol... moi, j'ai aussi mon crénom. Enfin, j'essaie d'être  amicale et ne pas minauder. restons professionnelle et impressions-le avec nos connaissances et notre expertise. La possibilité de travailler avec ce joli monsieur m'aide à me dépasser. Sans faire attention, me voilà déjà en train de tutoyer. Bon, il suit. Mel, rapelle-toi que tu es mariée (même sil est à 6.000 kilomètres).  Après 20 minutes, j'ai l'impression que je suis sur la bonne voie... celle de l'embauche. Il me montre certains programmes qu'ils utilisent, me fait faire un petit test de traduction néerlandais-français (en 5 minutes, emballé, c'est pesé). Et c'est là qu'arrive le boss, un Français d'âge mur, avec une belle tête de patron. J'apprécie déjà moins. Mais bon, comme je suis une bonne lancée... "Alors vous vivez en... euh... Wallonie?" avec un petit sourire en coin qui semble en dire long sur ses pensées...  Ben oui, et alors? ais-je envie de répondre. Je prend donc mon sourire le plus mielleux : "Tout à  fait, dans la région de Mons." Finalement, je quitte le bureau et "Blue Eyes" me dit : "Pour moi, ca va!" Je sors de là le pas léger... léger...  Un boulôt sympa, des collègues à première vue plutôt cools,  à portée de main... Wouhouu!

A mon arrivée au bureau, je rencontre Mr. T., son bureau est à côté du mien. Il voyage tout le temps, un jour à Helsinki, l'autre à Londres, de retour à Bruxelles réguliérement, il n'est là que pour quelques heures avant d'aller à Munich. Moi qui aime voyager, en voyant son planning, je me demande si je pourrais supporter la cadence. Il est d'ailleurs fort occupé et doit changer un vol. C'est moi qui m'en charge. Avec plaisir. Je suis sur mon petit nuage et me sens prête à aider le monde! Alors que je suis au téléphone pour changer le billet de Mr. T., mon portable sonne. ca, c'est pour me dire que je suis engagée! Vite, vite, finissons cette réservation! Je regarde le numéro qui m'a appelé... c'est bien l'agence d'intérim! La voie de Nathalie me répond... ouïlle, est-ce au sujet de la première interview? Ce n'est pas elle qui s'est occupée de ma candidature, pourtant. "Comment ça s'est passé?". Je lui livre mes impressions : pas sûre pour le 1er et très positive pour le 2ème. "Ah? C'est parce que je viens de viens vous annoncer que vous n'êtes pas sélectonnée!" Et là... alors là... je viens de tomber d'un gratte-ciel d'au moins 100 étages! "Mais... en partant, la personne qui m'a interviewée m'a dit que pour lui, c'était bon... " Le patron. J'aurais dû m'en doûter! J'avais baissé ma garde et CRAC! Je me suis faite avoir comme une bleue. "Ils étaient très contents de votre entretien, de vos capacités de rédaction et polyvalence mais ils pensent que vous avez quelques lacunes dans la connaissance de certains logiciels (ouais... j'ai joué la carte de l'honnèteté en disant que je ne connaissais pas les raccourcis) et pas assez de créativité (est-ce parce que j'ai dit que je m'amusais à copier des mise en page comme exercice?).

Je quitte le bureau la tête basse, il pleut... arrivée dans le train, c'est comme si toute la fatigue de la journée me tombait dessus...  Dans ma tête, je me rejoue le scénarioà gogo. J'ai un paquet de barbecue rings entre les mains mais je ne le finis même pas.  Vivement demain et un autre jour!

 

 

Par Mélissa_bel
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